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Quelques réflexions sur la crise des migrants

par | 25 Sep 2015 | Politique, Uncategorized

par Bernard Wittmann

Y a-t-il encore un pilote dans l’avion Europe ?

Illustration ci-dessus : L’épuration ethnique (1918-1919), ici à Colmar : au total, 120 000 à 150 000 Alsaciens germanophiles et Vieux-Allemands furent expulsés d’Alsace.

La crise des migrants a mis en lumière une nouvelle fois l’incompétence de nos dirigeants européens. Revenons en 2011, l’année du printemps arabe. La Commission européenne tançait alors la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, mais surtout l’Italie, pour leur laxisme dans la surveillance des frontières de l’espace Schengen, un des piliers de la construction communautaire. Elle leur rappela qu’ils avaient l’obligation de sécuriser les frontières Schengen de leur ressort. La France rétablira même les contrôles à la frontière avec l’Italie, celle-ci se disant dépassée par un afflux majeur d’immigrés – alors principalement tunisiens et libyens – à ses portes.

 

Cependant, quand au début de cette année le Hongrois Viktor Orban décida de la construction d’une clôture frontalière avec la Serbie pour mieux contrôler les files de migrants qui se pressaient aux frontières du pays, politiques et médias occidentaux se déchaînèrent immédiatement contre le « néo-fasciste Orban au cœur de pierre » : on parla de « nouveau mur de la honte », de « déshonneur pour la Hongrie »… ! La France, toujours prompte à faire la morale à la planète entière, par la voix de son ministre Laurent Fabius, en août 2015, dira en termes très vifs son opposition à cette construction, accusant la Hongrie de ne pas « respecter les valeurs communes de l’Europe ». De son côté, faisant preuve d’une hypocrisie sans nom, la Commission de Bruxelles encourageait la Hongrie « à trouver une autre solution »… alors qu’elle allait pourtant co-financer l’ouvrage ! Or, jusque-là, l’Europe avait laissé Orban se dépêtrer seul avec ses frontières passoires que les migrants foulaient quotidiennement.

 

Mais aujourd’hui, devant les capacités d’accueil partout saturées et les colonnes de migrants de plus en plus denses en route vers l’Europe, la plupart des pays de la périphérie de Schengen ont décidé de rétablir dare-dare les contrôles policiers aux frontières. Des clôtures sont planifiées en Slovaquie et en Croatie (hors espace Schengen) et l’armée est appelée en renfort un peu partout (Hongrie, Autriche, Slovaquie, Croatie). Même l’Allemagne a viré de bord en décidant de rétablir les contrôles à la frontière avec l’Autriche pour tenter d’endiguer le flux grossissant des migrants. Ainsi, un peu partout, on assiste à un rétropédalage en catastrophe. Mais en attendant, le rétablissement des frontières internes a signé la mort de l’espace Schengen. Entré en vigueur en 1995, ces accords permettaient la libre circulation des hommes entre tous les pays membres : c’est donc un retour en arrière de 20 ans !!

 

Evidemment, la construction d’une clôture comme en Hongrie n’est jamais une bonne solution, les frontières devant rester perméables à ceux qui viennent demander l’asile en vertu du droit international. Aussi ne peut-elle avoir qu’un caractère provisoire pour répondre à une urgence ponctuelle, la Hongrie étant devenue un goulot d’étranglement dramatique dans lequel s’engouffrent tous les migrants et réfugiés qui cherchent à gagner l’Europe occidentale.

Une solution durable ne pourra évidemment être que globale… et elle ne pourra venir que de l’Europe. Elle passe notamment par un traitement du problème bien en amont, cette fuite des populations n’étant que la résultante d’une politique de guerre et de destruction pratiquée au Moyen-Orient et en Libye par les Occidentaux… dont la France ! Car il y a un lien direct évident entre la crise migratoire et les interventions militaires occidentales.

 

Mais l’Europe manque de vision à long terme et peine à trouver la voie pour résoudre cette crise commencée en 2010, voire avant, l’Allemagne ayant déjà accueilli à elle seule dans les années 90 plus de 600 000 réfugiés de Bosnie. Complètement dépassée, plutôt que de pousser à une solution politique en forçant les « faucons » à reconnaître leurs erreurs et en encourageant le dialogue avec Poutine, l’Europe continue de soutenir les catastrophiques options militaires avec leurs dommages collatéraux au rang desquels la fuite des populations. Du coup, campée sur des critères moraux bancals, elle en reste à une gestion du chaos migratoire à minima dans l’urgence et la confusion… ouvrant ainsi un boulevard électoral au FN. Et pendant ce temps, les naufrages de bateaux de migrants continuent en Méditerranée.

En marge, on peut aussi se poser les questions : pourquoi l’Oncle Sam, principal responsable des destructions et du chaos au Moyen-Orient, et les pays les plus riches de la zone, à savoir l’Arabie Saoudite et Israël, se dispensent-ils d’accueillir une partie des migrants ?

 

Angela Merkel : une déclaration irréfléchie

 

Après les péripéties de ces dernières semaines, une chose semble claire : Angela Merkel porte une lourde responsabilité dans l’aggravation de la crise des migrants. Ce sont ses déclarations irréfléchies affirmant que l’Allemagne était prête à les accueillir tous qui provoquèrent les départs en masse des camps du Moyen-Orient des réfugiés Syriens, Afghans, Irakiens, Erythréens, Libyens, Palestiniens… : « L’Allemagne est prête à accueillir 800 000 migrants par ans, elle en a les moyens ; nous devons être solidaires », annonçait-elle ! Du coup, l’Allemagne devenait une sorte de guide moral de l’Europe tandis qu’au Moyen-Orient elle faisait dorénavant rêver toujours plus les 4,5 millions de réfugiés qui attendaient le moment propice pour venir dans les pays d’Europe occidentale.

Un revirement surprenant de la chancelière, inflexible avec les Grecs et qui, encore en juillet 2015, était restée froide devant une jeune palestinienne en pleurs menacée d’expulsion : « La politique est parfois dure (…) et nous ne pouvons pas nous permettre de dire « vous pouvez tous venir » et « vous pouvez tous venir d’Afrique », nous ne pourrons jamais faire face à cela », lui avait-elle alors expliqué devant la télévision pour justifier la politique migratoire stricte de Berlin.

Or, quelques semaines plus tard, elle dira exactement le contraire. Avait-elle seulement pensé à la difficulté d’intégrer 800 000 personnes, aux problèmes matériels posés, aux énormes problèmes logistiques, aux coûts de l’intégration… ? Probablement que non ! Cependant, alors que la population allemande semblait très majoritairement favorable à l’accueil des migrants, dans le reste de l’Europe les sentiments étaient plutôt partagés notamment en France : la capitale mondiale autoproclamée du cœur et de l’humanisme, mais qui rechignait à prendre sa part de réfugiés, était battue à plate couture par l’Allemagne ! La France le dit mais ne le fait pas, tandis que l’Allemagne le disait et le faisait dans la foulée. A Paris, on le ressentira comme une baffe magistrale administrée à la France dorénavant doublée par l’Allemagne sur le terrain de la générosité et de l’humanisme !

 

La séquence émotion

 

Mais à mesure que l’Allemagne ouvrait toutes grandes ses portes aux réfugiés, la gêne gagnait de plus en plus les sphères dirigeantes à Paris. Aussi, pour retourner l’opinion française, aura-t-on à nouveau recours à la séance émotion, celle-ci ayant pour vocation de se substituer à la raison. Journaux et chaînes infos montreront alors en boucle et des jours durant, d’un côté, la photo du petit Aylan Kurdi retrouvé mort sur une plage turque le 2 septembre, d’un autre, les scènes de liesses surréalistes dans les gares allemandes : embrassades, distributions de bouquets, de cadeaux d’arrivée et de jouets pour les enfants de réfugiés, aux panneaux marqués « Wilkommen in Deutschland – Welcome in Germany » brandis par des Allemands, répondent ceux des réfugiés descendant des trains : « Danke Deutschland », « Danke Mutti Merkel ». Et devant les télévisions, les migrants restés bloqués en Hongrie hurlent en cœur : « Germany, Germany » (un cri désagréable aux oreilles françaises) ! Cette séquence émotion permettra ensuite la criminalisation de la moindre réflexion critique. Les questionnements seront interdits de facto. Et le résultat attendu viendra : la veille de la publication de la photo du petit Aylan, la France se prononçait majoritairement contre l’accueil des réfugiés. Mais deux jours après, elle se déclarait majoritairement pour ! Hollande pourra même profiter de ce retournement pour remettre le couvert et annoncer sa décision, après l’Irak, de bombarder également la Syrie !

 

L’échec de la Chancelière

 

Cependant, la compassion ne suffisant pas pour constituer une politique rationnelle, très vite les problèmes pratiques d’accueil et d’hébergement des réfugiés ne tardèrent pas à se poser en France… alors que le nombre de réfugiés accueillis, généralement après avoir transité par Munich, n’était à ce moment-là que de l’ordre de quelques centaines. En Allemagne même, on se rendit compte également que le message délivré par Angela Merkel aux 4,5 millions de réfugiés du Moyen-Orient, n’était peut-être pas des plus adroits, ni des plus pertinents. Au rythme de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés accueillis chaque jour, les capacités d’accueil furent vite dépassées et l’engorgement des villes et des centres d’aide devenait de plus en plus préoccupant. Du coup, l’Allemagne, qui ambitionnait de construire à elle seule une politique migratoire commune en Europe, se trouva contrainte d’appuyer sur le frein et même de mettre en place un contrôle des frontières. Tout ça pour ça !

 

Mais en attendant, les files de migrants nourris de faux espoirs par la faute de Mme Merkel, continuent d’affluer en masse vers l’Europe en ciblant l’Allemagne (ou la Suède). A présent, les migrants ne savent plus où aller. Ils se répandent dans les pays voisins, réduits à l’état de zones de transit, dans l’espoir de trouver une ouverture vers la terre promise allemande. Or, certains de ces pays comme la Hongrie ou la Croatie ont déjà été gravement fragilisés par la crise économique.

Du coup, les Européens se retrouvent contraints de gérer une situation de plus en plus épineuse créée par la seule Allemagne. Celle-ci a pris une décision unilatérale sans consulter ses voisins qui, compte tenu de la politique de libre circulation de Schengen, allaient pourtant être impactés par son choix. Ainsi, à cause de l’inconséquence grave de Mme Merkel, les équilibres sont en train de vaciller en Europe qui se retrouve plus désunie que jamais, notamment sur la politique des frontières ou celle des quotas. Cette crise migratoire ne fait en réalité que commencer.

 

France et Allemagne : deux approches différentes

 

Cependant, l’Allemagne pourrait être en mesure de gagner ce défi historique des réfugiés. D’abord parce que c’est un pays riche disposant de bonnes structures d’accueil, avec une économie prospère et un marché de l’emploi qui fait figure d’exception en Europe, l’Allemagne disposant de centaines de milliers d’emplois à pourvoir. Ensuite parce qu’il y a chez les Allemands, qui ont pris conscience de leur déclin démographique et du vieillissement de leur population, une volonté sincère d’ouverture à l’immigration. Par ailleurs, il convient aussi de ne pas négliger la générosité du peuple allemand qui a une tradition d’accueil des réfugiés développée après la guerre où l’Allemagne se trouva contrainte d’accueillir 14 à 15 millions d’expulsés des anciens territoires de l’Est.

Mais il y a surtout l’efficacité organisationnelle des Allemands servie par un système fédéral fondé sur la démocratie participative et la cogestion qui permet la mise en place dans la proximité de politiques plus efficientes. Ainsi, avant même l’arrivée massive des réfugiés dans le pays, les länder s’étaient consultés pour se répartir les contingents de migrants en fonction de la richesse et de la population de chaque Etat-région : par exemple la Rhénanie-du-Nord doit accueillir 23% des réfugiés, la petite ville de Brême 1% et Berlin 5% soit 40000 personnes… deux fois plus que la grande France [1]!

Aussi, les centaines de milliers de réfugiés attendus seront-ils accueillis dans de bonnes conditions et répartis équitablement à travers le pays empêchant des concentrations de populations réfugiées dans des espaces géographiques réduits, avec le risque de nuire à leur intégration.

Ce défi l’Allemagne pourrait donc le gagner d’autant que les milieux économiques soutiennent de tout leur poids la politique d’intégration et que les réfugiés eux-mêmes lui seront redevables de l’emploi obtenu et du bon accueil reçu !

 

Rien de tel pour la France, pays malade de son centralisme et de sa bureaucratie, qui continue à être gérée depuis le centre où tout s’entremêle… avec à la sortie des politiques brouillonnes et inefficientes. Livrée au déclin, à la désindustrialisation et au chômage, la France manque de moyens, de structures d’accueil mais aussi de volonté, pour recevoir un grand nombre de réfugiés dans de bonnes conditions permettant leur intégration. Et puis, cette crise migratoire a montré que l’humanisme dont elle se targue en permanence est chez elle une attitude purement déclamatoire. Le nombre restreint de réfugiés qu’elle a accepté d’accueillir sur son sol, alors qu’elle est pourtant co-responsable du chaos au Moyen-Orient, montre bien que sa générosité toujours mise en avant n’est en réalité qu’une posture. D’ailleurs, même après avoir été persécutés par les islamo-fascistes et les néo-dictateurs armés par la patrie des droits de l’homme (cf la vente des Rafale à l’Egypte), les réfugiés voient tout de même clair et « boudent la France » : « Les réfugiés qui traversent la Méditerranée rêvent d’Allemagne, de Suède ou de Royaume-Uni mais ne veulent pas venir en France, rebutés par le chômage, la bureaucratie et les squats insalubres », notent les DNA du 21.9.2015 !

Et comme les régions françaises n’ont pas le pouvoir d’élaborer des politiques d’intégration régionales, les contingents de réfugiés iront se perdre dans les grandes villes où les structures d’accueils sont déjà saturées… alors que la désertification de régions entières se poursuivra ! Ils iront s’agglutiner aux anciennes populations d’immigrés et connaîtront à leur tour le déclassement.

La France, plombée par ses défauts d’organisation, perdra probablement le défi de l’intégration de ces nouvelles populations comme elle a déjà perdu celui de l’intégration des immigrés d’après-guerre !

 

Qui faut-il accueillir ?

 

Tout d’abord, disons clairement qu’il convient de traiter avec humanité et respect tous les migrants de quelques pays qu’ils viennent. Quitter son pays est toujours un drame, une affliction, un tourment intérieur qui dure des années jusqu’à la cicatrisation ! Suite à l’épuration ethnique de 1918 où les autorités françaises expulsèrent de leur Heimat alsacienne entre 120 000 et 150 000 personnes, l’Alsace a été confrontée au drame de l’exil forcé, aux déchirements des départs, au spectacle des colonnes de populations humiliées trainant leurs valises ou portant leurs maigres baluchons sur l’épaule.

De nombreuses familles alsaciennes ont alors été touchées par cette tragédie de l’épuration ethnique. Les Alsaciens savent donc mieux que les Français la souffrance que peut représenter l’arrachement à sa terre natale et la douleur de quitter les siens. Ainsi, leur histoire particulière, profondément ancrée dans l’humanisme rhénan, doit les porter à faire passer les considérations humaines avant toute autre chose. D’ailleurs, l’Alsace, plus que la France, a toujours été une terre de tolérance, une terre d’accueil ouverte sur l’Europe et non claquemurée et repliée frileusement sur elle-même.

 

Pour le reste, il convient de bien différencier réfugiés et migrants économiques.

– Les réfugiés (politiques) venant de pays en guerre, ce qui les rend facilement identifiables, voire tous ceux livrés à la persécution à titre individuel, doivent impérativement bénéficier du droit d’asile et ceci sans aucune restriction. Ils ont droit à la protection. C’est notamment le cas de toutes les minorités menacées par Daech. En effet, le droit d’asile est un droit universel et le statut de réfugié est une des bases de notre culture démocratique européenne. L’Union européenne vient d’ailleurs d’annoncer la mise en place de « centres d’identification et d’enregistrement » ou « hot spots », qui seraient en fait des centres de tri dans les pays de première entrée, comme la Grèce ou l’Italie, pour distinguer les personnes dites « en besoin de protection ».

 

– Par contre, concernant les migrants économiques venus clandestinement et qui avaient le choix de rester chez eux, comme ceux des Balkans, dès lors que le pays d’arrivée n’est pas en mesure de les accueillir ou n’a pas d’emploi à leur offrir, ont vocation à retourner dans leur pays d’origine. Il convient d’être rigoureux sur ce point.

En effet, le nombre de migrants économiques à travers le monde est de l’ordre de plusieurs centaines de millions et le flux s’accentue sans cesse. C’est une des conséquences directes de l’économie libérale mondialisée. Or l’économie n’est pas le fondement d’une nation ou d’un peuple historique constitué. Si les nations ou les peuples constitués ont un sens, c’est de sauvegarder et développer une communauté de vie, des solidarités et une culture originale. Mais cela deviendrait impossible si l’apport inconsidéré et non contrôlé de populations migrantes les mettait dans l’impossibilité de rester la force entraînante chez eux pour préserver leur identité. En effet, les répercussions de l’immigration sur les marqueurs identitaires sont évidentes.

C’est notamment le cas du peuple alsacien qui, ne disposant déjà d’aucun levier pour assurer la pérennité de sa langue, de sa culture et finalement de son identité, devrait en plus se retrouver minoritaire sur son propre sol. Il serait alors soumis fatalement à la dictature du plus grand nombre, ce qui conduirait inévitablement à la destruction de son identité. Car, n’ayant point d’autonomie pour protéger notre identité, nous restons livrés à l’arbitraire de Paris. Aussi est-il aisé de comprendre que dans cette situation de sujétions dans laquelle se trouve déjà l’Alsace, l’arrivée incontrôlée de populations migrantes ferait naître chez le peuple alsacien le sentiment d’être soumis à une double pression : celle de l’Etat jacobin et celle des nouvelles populations que la politique de l’Etat place dans l’impossibilité de s’ouvrir à la langue et la culture régionales !

La situation serait évidemment toute autre, et en tout cas moins crispée, plus sereine, si l’Alsace avait les moyens politiques pour opérer ses propres choix et élaborer elle-même une politique d’intégration régionale permettant la transmission de sa culture, de son histoire et de sa langue aux nouveaux arrivants quels qu’ils soient. Un statut d’autonomie permettrait à l’Alsace de traiter le dossier de l’immigration en général de façon plus adaptée aux réalités régionales. En attendant, elle reste livrée à la domination du centre qui n’a que mépris pour les marqueurs de son identité qui ne cessent de s’éroder créant déjà une angoisse existentielle.

 

Bernard Wittmann – 21.9.2015

[1] Chiffres : Le Monde.fr du 10.9.2015

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