Mettons fin au mythe de la monnaie

La monnaie est un bien commun fabriqué par la Banque Centrale Européenne. Si vous croyez encore à ce mythe, il va bien falloir suivre. On va faire un dossier complet sur la thématique de la monnaie, vous aurez toutes les sources pour vous documenter.

Commençons par quelques citations.

Citations sur la monnaie

« Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font ses lois. »

Mayer Anselm Rothschild, fondateur de la banque éponyme.

« La puissance d’argent fait sa proie de la nation en temps de paix et conspire contre elle en temps d’adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l’autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. (…) Les groupes financiers et industriels sont devenus tout puissants, il s’ensuivra une ère de corruption aux postes élevés et la puissance d’argent du pays cherchera à prolonger son règne en utilisant les préjugés du peuple jusqu’à ce que la fortune soit concentrée en un petit nombre de mains et la république détruite. » 

-Abraham Lincoln – 16e Président des États-Unis – mort assassiné

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

-Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Économiques 1988

 

Qui créé la monnaie ?

Brochure Bande de France

La Banque de France le dit très bien (télécharger toute la brochure sur le site de la Banque de France) :   » (…) quand une banque commerciale accorde un crédit à un particulier ou à une entreprise, le montant de ce crédit est inscrit sur le compte en banque du client : de la monnaie est ainsi créée (…). C’est pourquoi on dit que « les crédits font les dépôts ». »

La création monétaire a donc été abandonnée à des personnes morales… Car les banques sont des personnes morales à but lucratif. Dès lors, n’est-il pas normal que l’argent ne sert qu’à faire du profit pour les actionnaires ?

Comme les intérêts des crédits ne sont pas créés avec le montant des crédits que les banques accordent, il faut sans cesse de nouveaux crédits pour payer les intérêts des anciens crédits.

Comme les État sont obligés d’emprunter aux banques, cela signifie que les banquiers ont une rente sur toute la monnaie en circulation, sans aucune contrepartie.

La baignoire de Gabriel Rahbi

Quand on emprunte, la masse monétaire correspondante au capital de l’emprunt est créé (mais pas les intérêts). Le niveau de la baignoire augmente. Quand on rembourse un crédit, la part correspondante au capital de la mensualité est détruite. Le niveau de la baignoire diminue. La masse monétaire est donc en fluctuation permanente !

Explication de la masse monétaire

Too big to fail

Toute la masse monétaire mondiale n’est que le crédit de quelqu’un d’autres. De la petite monnaie de la tirelire des enfants aux comptes en banques des caisses de retraite, quelqu’un paye des intérêts sur cet argent.

Certaines personnes morales (les banques et plus globalement le monde de la finance) peuvent créer de l’argent à volonté, quasiment sans contrôle. Quand elles gagnent de l’argent, les actionnaires se régalement, quand elles se mettent en difficulté du fait de leur propre folie, c’est aux contribuables de passer à la caisse (Too big to fail), car si l’une d’elles tombe, le jeu des dominos commencera et nous connaîtrons une crise à l’ampleur bien supérieure à celle de 1929.

Livre sur les conséquences de la monnaie

Maintenant que vous avez compris comment fonctionne ce système, vous allez mieux appréhender deux concepts primordiaux de ce système :

 Croissance

Il faut sans cesse de nouveaux crédits pour payer les intérêts des anciens. Ce mécanisme s’appelle la croissance. Ne pensez-vous pas qu’il soit illusoire de croire que l’on pourra changer de société sans remettre ce système en question ?

Concurrence

Comme les emprunteurs doivent rembourser plus qu’ils n’empruntent et que tous l’argent en circulation est le crédit de quelqu’un d’autres, il faut se battre pour gagner du crédits de quelqu’un d’autres. Cette bataille s’appelle la concurrence. C’est ce qui explique que nous vivons dans un monde sans pitié.

Conséquence : l’argent est le seul but de notre société

Cette société de l’argent-dette n’a pas d’autres valeurs que l’argent. Même le sacré ne signifie plus rien dont les valeurs sont ramenées aux seules religions et à la laïcité. Pourtant, le respect de soi, des autres et de la nature, la fraternité, la solidarité, et même l’amour de son prochain sont des valeurs que l’immense majorité appelle de ses vœux.

L'argent, seul but de la vie

La création monétaire entre les mains d’entreprises, personnes morales sans morale, qui n’ont pour seule et unique fonction que de créer du profit pour leurs actionnaires, devient un produit destiné à générer du profit et non plus un moyen d’échange. Il permet une prise du pouvoir !

Il est plus important de payer les intérêts des banquiers que d’assurer le budget des hôpitaux. Le « service de la dette » se rembourse sans discuter et sans jamais être remis en cause.

On privatise tout, même la police (voitures radar confiées à des entreprises privées) et tant pis s’il faut fermer des hopitaux. La mécanique en place est faite pour concentrer de plus en plus d’argent entre les mains de moins en moins de personnes… Un tel système peut-il réellement tenir ?

La complexité du sujet monétaire combiné à la non-vigilance des citoyens a permis au monde de la finance de prendre le pouvoir en imposant le système monétaire actuel dans les années 70. Qui, mieux que les banquiers, connait la puissance qu’octroie la création monétaire ?

Aujourd’hui, force est de constater que rien n’est possible sans remettre en cause notre système monétaire qui fait de nous des esclaves au service de la finance.

Tant qu’il faudra de nouveaux crédits pour payer les intérêts des anciens, donc de la croissance, l’homme continuera à épuiser la planète pour survire, la concurrence, pour enrichir seulement quelques-uns d’entre eux.