Le réveil brutal d’un «petit âge glaciaire »

par | Nov 2, 2021 | Notions | 0 commentaires

Un rêve climatique

Hier soir, heureux mais fatigué par une journée bien remplie, à peine entré dans mon lit, je plongeais dans un rapide et profond sommeil réparateur. Puis, au long de mon sommeil, j’entendis des voix, de plus en plus distinctes, qui formaient une débat fort animée sur le marché des producteurs de Ferrette. Marie, Georges et Marcel s’entretenaient à propos du climat.

Georges, toujours à la chasse d’informations, nous informait avec aplomb que nous allions entrer dans un petit âge glaciaire. Marcel, fervent défenseur des émissions télé sur le climat, lui répondit qu’il se voyait plutôt profiter de son jardin en maillot de bain, au mois de janvier. Marie, plus prudente et curieuse, demanda à Georges ce qui le poussait à penser que nous allions vers un «petit âge glaciaire ». Et en réponse, Georges nous fît un discours fort intéressant.

« Vous n’imaginez pas avoir des hivers longs et rigoureux, avec nos rivières et fleuves gelées, suivis d’étés maussades et pluvieux, voir neigeux, qui altéreront les rendements de nos terres agricoles, de nos potagers et vergers.

Et bien moi non plus, jusqu’à ce que je lise le rapport de Valentina Zharkova (1) concernant la baisse radicale de l’activité solaire pour les prochaines décennies.

Bien évidement, cette charmante dame, astro-physicienne et mathématicienne, ne parle pas de changement climatique vers le froid, ne serait ce que pour conserver les budgets de son laboratoire. Aujourd’hui, le seul discours accepté est celui du CO2 et du réchauffement. »

Marcel : « Évites de faire de la politique « complotiste » et reconnais que tous les experts, les journaux et les télés sont d’accords »

Marie : « Attends Marcel, laisses le continuer.»

Georges : « Merci. Si vous ne le savez pas, le soleil connaît des cycles courts de 11 ans (2). Chaque cycle commence par une faible activité, pour croître régulièrement jusqu’à sa 5ème année et décroître jusqu’à sa 11ème année.

Plus il y a de taches solaires sur la surface externe du soleil, la photosphère (5), plus l’activité solaire est importante, plus le champ magnétique du soleil est fort et plus il fera chaud sur Terre. D’ailleurs, les astronomes observent et archivent, depuis 1750, le nombre de taches solaires de chaque cycle (2). Hors depuis 40 ans, les 4 derniers cycles produisent de moins en moins de tâches solaires, ce qui poussait les physiciens à se dire que nous pourrions aller vers un climat un peu plus froid. Mais en 2015, Valentina Zharkova a produit un modèle mathématique qui permettait de comprendre ce qui se passe à l’intérieur du soleil. Ce modèle, elle l’a construit à partir des données du laboratoire de Wilcox  à Stanford, qui enregistre depuis 1976 tous les champs magnétiques du soleil, extérieurs comme intérieurs.

C’est ainsi qu’elle a pu remarquer que le champ magnétique intérieur du soleil connaissait des variations qui déterminait les fameuses tâches solaires sur la photosphère (5). Une fois son modèle développé (ce sont des maths mon cher Marcel), donc une fois développé, elle l’appliqua aux années précédentes à 2015, remontant jusqu’à 1000 ans .

Et là bingo ! Le modèle collait parfaitement pour déterminer avec précision les cycles solaires précédents.

Puis elle l’appliqua pour les années futures, jusqu’en 2400, et là, horreur !

A partir de 2020 et jusqu’en 2053, le modèle nous propulse dans un monde où l’activité solaire sera en continuelle baisse. »

Marcel : « Baisse de l’activité solaire, ne veut pas dire petit âge glaciaire !»

Georges : « Et bien, après 2053, nous clôturons un cycle long de 350-400 ans qui nous fait entrer dans un minimum solaire équivalent au minimum de Maudner (entre 1645 et 1710). Durant ce type de minimum (2), le soleil ne produisit pratiquement plus de taches solaires. »

Marie : « Et que dit Valentina ? »

Georges : « Elle se cantonne à ne parler que du soleil, pas du climat, mais … »

Marcel : « Ah, tu vois, elle ne dit rien à propos du climat, parce que les chaleurs seront étouffantes à cause du C02 »

Georges : « Non, elle ne dit rien parce qu’elle veut conserver ses crédits de recherche. Et puis elle s’occupe du soleil, pas du climat. Mais si tu regardes de près le minimum de Maudner en lisant les écrits de l’époque, et bien … »

Marie : « Oui ? »

Quand le rêve climatique vire au cauchemard

Georges : « Et bien, c’était …, comment dire ? Pas l’apocalypse … mais pas vraiment facile. Par exemple, l’Europe a connu une baisse de sa population à cause des famines et des épidémies. Les fleuves étaient gelés. Il faisait à Naples ou Alger la météo de Paris. En Asie, ce fut pire, la dépopulation fut plus intense en Chine. En fait, les rendements agricoles se sont effondrés pendant plusieurs années et il faisait très froid. Il faut savoir que la population mondiale comptait moins de 1 Milliard de personnes à cette époque ».

Marcel : « Heu, … c’est pas quelque watt au m² d’irradiance en moins qui vont nous faire basculer dans la famine, quand même !?».

Georges : « Non, tu n’as pas tord. Le vrai problème, c’est que quand l’activité solaire s’effondre, et bien son champ magnétique nous protège beaucoup moins. Dans ce cas, les rayons cosmiques atteignent plus facilement la Terre et produisent une ionisation des couches supérieures de l’atmosphère, provoquant ainsi une plus importante production nuageuse en haute altitude, qui atténue encore un peu plus l’irradiance solaire. Enfin, il semble qu’il y ait une corrélation entre rayonnement cosmique et croissance de l’activité volcanique participant également à la ionisation des nuages en haute altitude. C’est un cercle vicieux, si tu veux. »

Marcel : « Non, mais tout ça c’est des suppositions. Le cosmos va bien se tenir. »

Marie : « Mais les scientifiques ont-ils réussi à expérimenter cette affaire concernant le rayonnement cosmique ?»

Georges : « Oui, le Pr. Henrik  Svensmark (National Space Institute in Copenhagen) a pu reproduire l’expérience dans son laboratoire et aussi au CERN à Genève (expérimentation CLOUD). Bon, les conclusions du CERN et de la NASA reconnaissent du bout des lèvres le bien fondé de l’étude. »

Marcel : « Ah ! Tu vois ! »

Georges : « Non, mais indirectement le résultat est reconnu. Bon, les directeurs du CERN et de la NASA, institutions parmi les institutions, n’ont pas les coudées franches non plus, surtout vis à vis du discours ambiant réchauffiste et CO2. Ce sont aussi des postes très politiques.

Et puis, quand tu vas sur les sites officiels de la NASA, du NOAA, il est aujourd’hui reconnu que les rayons cosmiques peuvent favoriser la ionisation des couches hautes de l’atmosphère.»

Marcel: « Ah ! Tu vois, « peuvent », ça veut dire que rien n’est sûr!

Georges : «Pas tout à fait Marcel, un site hautement politique ne dit rien lorsqu’il n’en est pas sûr ! »

Marie : «Quant à Valentina, est-elle sûre de son modèle ?»

Georges : « Oui, à 97 %, et le temps qui passe semble malheureusement lui donner raison ».

Marcel : « Mais nous, dans le Sundgau, en quoi cela nous concerne, on …… »

Une forte sonnerie se fit entendre sur le marché de Ferrette …… qui me sortit brutalement de mon sommeil. Mon ancien réveil mécanique me parut vraiment démodé et j’eus quelques difficulté à stopper sa sonnerie tonitruante. Durant mon petit déjeuner, je me remémorais ce débat entre Marcel, Marie et Georges. Je finis par éteindre ma radio qui m’annonçait que bientôt il me faudrait changer de voiture à cause du CO2.

Une nouvelle journée ensoleillée commençait.

Notes

1 – Valentina Zharkova

https://solargsm.com/

Article traduit en français :

https://www.climato-realistes.fr/un-grand-minimum-solaire-attendu-pour-la-periode-2020-2053-conduira-a-un-refroidissement-terrestre/

2 – Les cycles solaires sur un cycle longe de 400 ans

Sources :

https://www.spaceweatherlive.com/fr/activite-solaire/cycle-solaire.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_solaire

L’on voit bien le minimum de Maudner (1645-1715) et le mini âge glaciaire prévu à partir de 2053 selon le modèle de Valentina Zharkova.

400 ans d'observation du soleil

Cycles solaires de 19 à 24

Numéro international de tâches solaires

Comparaison des cycles solaires 22 à 24

Superposition des cycles (attention : le cycle 24 est en vert et le cycle 22 est en jaune).

Comparaison des cycles solaires

Progression cycle solaire 25

Progression du cycle solaire 25

Cycles solaires 1 à 24

Observation de la lente et continue baisse d’activité des cycles depuis le cycle 21 (on pourrait même dire depuis le cycle 19)

Remarque : forte baisse d’activité du soleil avant/durant la révolution française et les guerres napoléoniennes (minimum de Dalton).

Observation de la lente et continue baisse d'activité des cycles solaires

3 – Quelques articles de presse et points de référence

https://www.climato-realistes.fr/fin-du-rechauffement-mais-non-du-changement-climatique/

https://blogs.mediapart.fr/jean63/blog/170915/rechauffement-climatique-episode-6-fraude-scientifique-par-omission-l-effet-du-soleil

https://fr.wikipedia.org/wiki/Minimum_de_Maunderhttps://www.swpc.noaa.gov/impacts/space-weather-impacts-climate

https://en.wikipedia.org/wiki/Henrik_Svensmarkhttps://www.swpc.noaa.gov/https://www.cglidf.fr/spip/spip.php?article131

4 – Petit âge glaciaire

Il est communément compris entre 1350 et 1860.

Ici une image représentant les différentes avancées glaciaires durant cette époque.

Petit âge glaciaire

Un article dédié au Petit Age Glaciaire : https://www.glaciers-climat.com/clg/petit-age-glaciaire/

5 – Les tâches solaires

Elles sont formées par des champs toroïdaux qui sortent de la surface du soleil et replongent dans le soleil. On dénomme communément ces champs comme des « cordes magnétiques ».

Petit âge glaciaire

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à propos de l’auteur :

Frédéric Saboureault
Marié, couple franco-italien, 3 enfants et 3 petits enfants (pour l’instant) Ingénieur en génie industriel, j’ai bossé dans le domaine des études, de la production et du conseil pendant 44 ans. Jusqu’à aujourd’hui j’ai eu la chance de partager une vie familiale et professionnelle enrichissante, même si, comme pour la majorité d’entre nous, il m’a fallut par moment avaler des couleuvres.

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